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DJI ROMO 2 : un aspirateur robot dopé à l’IA qui mise aussi sur la confidentialité des données

Décryptage

DJI ROMO 2 : un aspirateur robot dopé à l’IA qui mise aussi sur la confidentialité des données

L'ESSENTIEL
  • Le DJI ROMO 2 propose une puissance d’aspiration de 36 000 Pa et un système de franchissement d’obstacles pouvant atteindre 8,5 cm.
  • L’appareil intègre la compatibilité Matter pour s’intégrer aux principaux écosystèmes domotiques comme Apple Home et Google Home.
  • Le Local Data Mode permet de conserver les cartes et les images de navigation directement sur l’appareil pour protéger la vie privée.

DJI entend bousculer le marché des aspirateurs robots avec le ROMO 2. Le constructeur chinois, surtout connu pour ses drones, transpose une partie de ses technologies de perception et d’intelligence artificielle dans un appareil ménager qui promet un nettoyage plus précis, une meilleure couverture des surfaces et une automatisation poussée.

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Mais sa particularité ne se limite pas à ses performances : le ROMO 2 met également l’accent sur la protection de la vie privée, avec un mode de fonctionnement capable de conserver les données directement sur l’appareil.

Cette nouvelle génération se distingue par huit évolutions majeures, allant de la puissance d’aspiration à 36 000 Pa à un système de franchissement des obstacles pouvant atteindre 8,5 cm. DJI ajoute également la compatibilité Matter, une station de nettoyage autonome et des mécanismes de protection des données inspirés de l’écosystème de ses drones.

Une intelligence artificielle capable d’adapter le nettoyage à chaque situation

Le DJI ROMO 2 s’appuie sur des algorithmes d’intelligence artificielle conçus pour identifier différents types de salissures et adapter automatiquement sa stratégie de nettoyage. Selon DJI, son système de reconnaissance atteint un taux de précision de 99 % et peut distinguer plusieurs situations : poussières fines, particules, saletés importantes, tapis, liquides ou taches incrustées.

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Cette reconnaissance permet au robot de modifier son comportement en fonction de l’environnement. Dans une zone où se trouvent des particules, il peut notamment réduire sa vitesse de déplacement et celle de ses brosses latérales afin d’éviter de disperser les poussières. Face à des salissures importantes, il adapte l’ordre de ses opérations, en privilégiant la découpe, le balayage puis le lavage.

Le traitement des liquides fait également partie des scénarios prévus. Le ROMO 2 peut organiser son déplacement pour éviter de traverser les zones humides et limiter les risques de contamination croisée. Cette fonction nécessite toutefois l’activation préalable du mode dédié dans l’application. Pour les taches tenaces, le robot ralentit et augmente la pression exercée afin de multiplier les passages sur les zones concernées.

Sur les tapis, l’intelligence artificielle adapte également la puissance d’aspiration. Le système abaisse une plaque de pression pour améliorer l’étanchéité de la zone d’aspiration, tandis que le robot relève légèrement sa partie arrière afin d’éviter de déplacer ou d’entraîner le tapis.

Un bras robotisé et des capteurs inspirés des drones DJI

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Pour améliorer le nettoyage des zones difficiles d’accès, DJI intègre un bras robotisé adaptatif guidé par LiDAR. Celui-ci peut pivoter sur un angle de 123 degrés et étendre sa portée de 7,8 cm par rapport à la génération précédente. L’objectif est de mieux atteindre les bords des meubles, les pieds de chaises, les angles de murs et les espaces situés sous certains équipements.

La navigation profite également du savoir-faire de DJI dans le domaine des drones. Le robot combine des capteurs 3D ToF, deux caméras RGB et des algorithmes propriétaires pour analyser son environnement. Cette architecture doit lui permettre de détecter des obstacles de petite taille, notamment des câbles d’environ 2 mm, mais aussi des objets transparents comme des portes vitrées, des vases ou des sacs plastiques.

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Un éclairage placé sous l’appareil améliore par ailleurs la détection des poussières dans les environnements peu lumineux. Il peut éclairer une surface allant jusqu’à 2 000 cm² afin de faciliter l’identification des saletés fines et d’améliorer la perception du sol.

Autre particularité, le ROMO 2 dispose de jambes mécaniques capables de franchir des obstacles. Il peut passer des seuils simples de 4 cm et des obstacles à deux niveaux atteignant 8,5 cm. Deux modes sont proposés : un franchissement avec une seule jambe, privilégiant le silence, ou un mouvement synchronisé des deux jambes pour maximiser les capacités de franchissement.

Une aspiration de 36 000 Pa et une station conçue pour limiter l’entretien

La puissance d’aspiration constitue un autre argument important du ROMO 2. DJI annonce jusqu’à 36 000 Pa, avec un système de pression intelligent qui adapte le fonctionnement de l’appareil selon les surfaces et les salissures rencontrées. Pour limiter les problèmes liés aux cheveux et aux poils d’animaux, le constructeur adopte également une architecture DualSweep. Elle repose sur deux brosses latérales décalées de 120 degrés et une conception qui fait se chevaucher les zones de travail des brosses latérales et de la brosse principale. Cette approche vise à améliorer la couverture tout en réduisant les risques d’enchevêtrement.

La station de nettoyage automatique a également été revue. DJI met en avant un système de nettoyage à haute pression utilisant quatre flux d’eau pour rincer les serpillières et l’intérieur de la station. Son matériau intérieur bénéficie d’un revêtement microcristallin destiné à empêcher les salissures de pénétrer dans les surfaces.

Le constructeur annonce ainsi jusqu’à 365 jours sans entretien manuel de la station, grâce notamment à une évacuation des eaux usées élargie à 16 mm et à l’absence de filtre à retirer pour le nettoyage. Les serpillières sont automatiquement trempées et lavées à l’eau chaude, avec ajout de solution nettoyante. La station assure également le séchage à haute température et la désodorisation.

Enfin, DJI annonce une réduction de 85 % de l’énergie sonore grâce à 32 types de matériaux et dispositifs d’isolation acoustique. Le niveau sonore pourrait descendre à 38 dB en mode lavage seul, selon les mesures communiquées par le constructeur.

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Matter : le DJI ROMO 2 s’intègre dans la maison connectée

Au-delà du nettoyage, DJI souhaite faire du ROMO 2 un véritable élément de l’écosystème domotique. L’appareil prend en charge Matter, le standard de connectivité qui facilite l’interopérabilité entre les équipements de différentes marques.

Le robot peut ainsi être intégré à Apple Home, Google Home, Amazon Alexa, SmartThings et Home Assistant. Il devient possible de le piloter depuis une interface domotique centralisée et de l’associer à d’autres appareils connectés.

Les possibilités d’automatisation sont nombreuses. Le nettoyage peut notamment être déclenché lorsque les occupants quittent leur domicile, à partir de la géolocalisation du smartphone ou de l’activation d’une serrure connectée. À l’inverse, le déverrouillage de la porte d’entrée peut déclencher une routine de retour à la base lorsque les occupants rentrent chez eux.

Des scénarios impliquant des capteurs de présence sont également envisageables, par exemple pour mettre en pause le nettoyage lorsqu’une personne se repose dans une chambre.

Matter permet aussi un contrôle local, susceptible de réduire la dépendance aux services cloud et d’améliorer la réactivité des commandes. Certaines fonctions restent néanmoins réservées à l’application DJI Home : la création et la modification des cartes ne sont notamment pas disponibles depuis les applications domotiques tierces. Ces dernières permettent principalement de synchroniser les pièces et de contrôler les fonctions essentielles de nettoyage.

Local Data Mode : DJI veut rassurer sur la confidentialité

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C’est probablement l’une des évolutions les plus intéressantes du ROMO 2. Comme les aspirateurs robots circulent dans toutes les pièces d’un logement, ils peuvent collecter des informations particulièrement sensibles : cartographie intérieure, images utilisées pour la reconnaissance des obstacles et données liées à l’environnement domestique.

DJI entend répondre à ces préoccupations avec son Local Data Mode (LDM), une technologie initialement développée pour ses drones et désormais intégrée à ses robots aspirateurs.

Une fois la cartographie initiale réalisée, l’utilisateur peut activer ce mode depuis l’application DJI Home. Le fonctionnement change alors sensiblement : les cartes, les images et les autres données nécessaires à la navigation et à l’évitement des obstacles sont transférées vers le stockage local de l’appareil. DJI indique que la copie de la carte présente dans le cloud est alors supprimée.

Les données de nettoyage sont ensuite traitées et conservées directement sur le robot, sans téléversement vers les serveurs cloud. Cette approche réduit les risques d’exposition des informations personnelles et permet de continuer à utiliser les fonctions essentielles de l’appareil même sans connexion Internet.

Le mode local conserve notamment la possibilité de démarrer un cycle de nettoyage, de renvoyer le robot vers sa station et de définir certaines tâches personnalisées. Le système d’évitement des obstacles continue également de fonctionner normalement.

Il existe toutefois quelques limitations. La cartographie et les plans de nettoyage doivent être préparés avant l’activation du LDM, puisque la modification des cartes et des programmes nécessite une synchronisation de données avec le cloud. Par ailleurs, le smartphone doit conserver le Bluetooth activé pour communiquer avec le robot dans ce mode.

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L’activation s’effectue directement dans les paramètres de l’appareil, sous Paramètres de l’appareil > Paramètres de sécurité > Local Data Mode. Une fois le mode activé, une indication apparaît sur l’écran d’accueil de l’application.

Une protection des données qui ne repose pas uniquement sur le stockage local

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DJI présente le LDM comme une composante d’un dispositif de protection de la vie privée à plusieurs niveaux. Lorsque certaines fonctionnalités sont activées, notamment la caméra, la commande vocale, la détection des obstacles ou le Wi-Fi, elles peuvent collecter des données personnelles. Le constructeur indique que ces fonctionnalités ne collectent des informations que lorsque l’utilisateur les active.

Lorsque le robot est connecté à Internet, DJI annonce également un chiffrement de bout en bout des données pendant leur transmission afin de limiter les accès de tiers.

Une autre fonctionnalité, baptisée Auto Photo Clearing, permet de supprimer quotidiennement les images utilisées pour la détection des obstacles lorsqu’elles sont stockées depuis plus de 14 jours. Une réinitialisation aux paramètres d’usine est également prévue pour effacer les données personnelles conservées sur l’appareil.

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Pour appuyer ses engagements, DJI met en avant plusieurs certifications et évaluations de sécurité : le Diamond Mark de UL Solutions pour la sécurité des objets connectés, ainsi que les certifications TÜV SÜD ETSI EN 303 645 et EU RED EN 18 031.

DJI ROMO 2 : l’aspirateur robot devient aussi un appareil connecté plus autonome

Avec le ROMO 2, DJI cherche à réunir plusieurs tendances du marché des aspirateurs robots haut de gamme : une aspiration puissante, une navigation intelligente, des mécanismes de nettoyage adaptatifs et une station capable de réduire considérablement les interventions manuelles.

L’intégration de Matter constitue un autre argument, en ouvrant le robot aux principaux écosystèmes domotiques. Mais c’est surtout le Local Data Mode qui pourrait permettre à DJI de se différencier. À l’heure où les appareils connectés multiplient les capteurs et les capacités d’analyse de l’environnement domestique, la possibilité de conserver les données directement sur l’appareil représente un véritable argument en matière de confidentialité.

Reste à voir comment ces promesses se traduiront dans les conditions réelles d’utilisation, notamment concernant la détection des petits obstacles, l’efficacité du bras robotisé et la durée d’entretien annoncée pour la station. La disponibilité, les différentes configurations commerciales et les tarifs du DJI ROMO 2 ne sont pas précisés dans les informations techniques présentées ici.

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