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Google Meet peut désormais prendre des notes pendant vos réunions en présentiel grâce à Gemini

Google Meet peut désormais prendre des notes pendant vos réunions en présentiel grâce à Gemini
Google Meet peut désormais prendre des notes pendant vos réunions en présentiel grâce à Gemini

Google Meet ne veut plus seulement assister aux réunions en visioconférence. Avec une nouvelle extension de « Prendre des notes pour moi », Gemini peut désormais écouter une réunion physique, en extraire les points clés et générer automatiquement un compte rendu dans Google Docs.

Une évolution discrète, mais stratégique, qui transforme Meet en véritable assistant de réunion.

Gemini sort de la visioconférence

Jusqu’ici, la fonction de prise de notes automatisée de Google Meet était surtout pensée pour les appels vidéo. Google étend désormais son usage à un scénario beaucoup plus quotidien : les réunions en présentiel.

La fonctionnalité avait été annoncée lors de Google Cloud Next 2026, organisé en avril à Las Vegas. Google expliquait alors vouloir permettre à Gemini de produire des résumés et des actions à suivre, quelle que soit la nature de la réunion, y compris lorsqu’elle se déroule physiquement ou même sur une autre plateforme, comme Zoom ou Microsoft Teams.

Le principe répond à une frustration familière : participer réellement à une discussion tout en essayant de noter chaque décision importante.

Google veut désormais confier cette seconde tâche à Gemini.

Comment fonctionne la prise de notes en présentiel ?

Le fonctionnement se veut volontairement simple. Depuis la page d’accueil de Google Meet, sur mobile ou sur le Web, l’utilisateur peut lancer Prendre des notes pour moi sans nécessairement rejoindre une visioconférence classique. Le microphone de l’appareil sert alors à capter la conversation qui se déroule dans la pièce.

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Gemini analyse ensuite les échanges pour produire un document structuré comprenant notamment un résumé de la discussion et les prochaines actions identifiées. La documentation de Google précise également que « Prendre des notes pour moi » peut organiser automatiquement les notes dans Google Docs et les partager avec les personnes concernées selon les paramètres définis. Une fois la session terminée, le document est enregistré dans Google Drive. Le propriétaire ou les participants autorisés peuvent également recevoir un e-mail contenant un lien vers les notes générées.

Autrement dit, Google Meet n’a même plus besoin d’être l’endroit où se déroule la réunion : il devient l’outil chargé d’en conserver la mémoire.

Résumé, décisions et actions à suivre

La fonctionnalité va au-delà d’une simple transcription brute. Google Meet peut structurer les échanges autour de plusieurs catégories, notamment un résumé général, les décisions prises, les prochaines étapes et des détails supplémentaires sur les sujets abordés. Google permet également d’ajuster la longueur des notes et les personnes qui pourront y accéder.

Cette différence est importante.

Une transcription exhaustive peut rapidement devenir aussi difficile à exploiter que la réunion elle-même. Gemini cherche au contraire à transformer plusieurs dizaines de minutes de conversation en informations directement exploitables.

Le document final devient ainsi moins un enregistrement qu’un résultat de réunion : ce qui a été décidé, ce qu’il reste à faire et, potentiellement, qui doit agir ensuite.

Google recommande toutefois l’utilisation de cette fonction pour des réunions d’au moins 15 minutes et jusqu’à huit heures. La société rappelle également que les résumés générés peuvent parfois être incomplets ou inexacts.

Google accélère fortement sur l’IA dans Meet

Cette extension arrive alors que la prise de notes automatisée s’est déjà imposée comme l’une des fonctions IA les plus utilisées dans Google Workspace. Lors de Cloud Next 2026, Google affirmait que plus de 110 millions de participants avaient utilisé Prendre des notes pour moi au cours du mois précédent, soit une progression de 8,5 fois sur un an. Ces chiffres expliquent en partie pourquoi Google cherche désormais à sortir la fonction du cadre traditionnel de la visioconférence.

Google Meet devient progressivement une interface permettant à Gemini d’intervenir autour de la réunion elle-même : préparation, prise de notes, synthèse puis suivi.

Dans cette logique, le produit n’est plus seulement en concurrence avec Zoom ou Microsoft Teams. Google cherche plutôt à faire de Workspace une couche intelligente capable d’accompagner le travail avant, pendant et après une conversation.

Android ouvre le bal, puis le Web et iOS

Le déploiement se fait progressivement selon les plateformes. Google indique avoir commencé le déploiement étendu sur Android le 11 août 2026. Le déploiement Web débute à son tour ce 14 août 2026. Les utilisateurs d’iPhone et d’iPad devront patienter davantage, avec une arrivée prévue plus tard.

Comme souvent avec Google Workspace, un déploiement étendu signifie que la fonctionnalité peut nécessiter plusieurs jours avant d’apparaître effectivement sur tous les comptes éligibles. Côté abonnements, Google indique que la fonction est notamment proposée avec Business Standard et Business Plus, Enterprise Standard et Enterprise Plus, Google AI Pro et Ultra, ainsi qu’avec Frontline Plus.

Pour les entreprises, elle reste liée aux paramètres administratifs existants de Google Meet et à la politique de prise de notes définie par l’organisation.

Une question de confidentialité qui devient incontournable

Faire écouter une visioconférence à une IA est une chose. Poser un téléphone au milieu d’une salle afin qu’il analyse une conversation physique en est une autre. L’expansion de Prendre des notes vers les réunions en présentiel rend donc les questions de consentement et de gouvernance encore plus importantes. Google prévoit déjà des mécanismes permettant aux administrateurs d’imposer un consentement explicite avant l’utilisation de fonctions comme la prise de notes, l’enregistrement ou la transcription. Dans Meet, les participants sont également informés lorsque Gemini prend des notes.

Dans un environnement professionnel, l’enjeu dépasse le simple confort utilisateur : certaines conversations peuvent contenir des informations financières, juridiques, stratégiques ou personnelles sensibles.

L’efficacité de l’outil dépendra donc autant de la qualité de ses résumés que de la capacité des entreprises à définir précisément où et quand il peut être utilisé.

Google Meet devient peu à peu un assistant plutôt qu’une application vidéo

Cette nouveauté illustre surtout l’évolution plus profonde de Google Workspace. Pendant longtemps, chaque outil avait une fonction relativement claire : Gmail pour les e-mails, Docs pour écrire, Drive pour stocker et Meet pour passer des appels vidéo.

Gemini brouille progressivement ces frontières.

Une conversation physique peut désormais commencer dans une salle de réunion, être écoutée par Meet, structurée par Gemini, sauvegardée dans Docs puis retrouvée dans Drive. L’utilisateur ne manipule plus seulement plusieurs applications : il confie à l’IA le soin de faire circuler l’information entre elles. C’est précisément là que se situe l’avantage potentiel de Google face à une multitude d’outils indépendants de transcription ou de compte rendu automatique : Gemini est intégré directement dans l’écosystème où le travail continue après la réunion.

La prise de notes automatique paraît presque anodine. Pourtant, elle révèle une ambition beaucoup plus vaste : faire de l’IA la mémoire permanente du travail quotidien.

Et si cette approche s’impose, le bouton le plus important d’une prochaine réunion ne sera peut-être plus « Rejoindre », mais simplement « Prendre des notes ».

Tags : GeminiGoogleGoogle Meet
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.