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Test Samsung Galaxy Watch Ultra 2 : la montre outdoor Samsung monte en gamme
Test · 36 jours Montre connectee · Disponible depuis juillet 2026
SAMSUNG

Test Samsung Galaxy Watch Ultra 2 : la montre outdoor Samsung monte en gamme

Verdict 8,6 sur 10 · « Excellent »

Argent Titane, boîtier 47 mm, LTE 749 €

De la fournaise d'un trail estival aux profondeurs de la mer, la Samsung Galaxy Watch Ultra 2 revient pour rectifier le tir de son aînée et s'imposer comme la reine incontestée de Wear OS.

L'ESSENTIEL
  • Un écran 5 000 nits imbattable en plein soleil.
  • Une autonomie portée à près de 48-50 heures d'usage réel.
  • Un cloisonnement logiciel regrettable pour les non-possesseurs de smartphones Samsung.

La première Galaxy Watch Ultra était la montre la plus ambitieuse jamais conçue par Samsung : boîtier titane, suivi santé exhaustif, Wear OS, connectivité LTE. Mais elle ne tenait pas toujours les promesses de son prix élevé — trop massive, charge trop lente, autonomie à peine supérieure aux modèles classiques. Après une année sabbatique en 2025 (laissée à la Galaxy Watch 8 Classic), la Galaxy Watch Ultra 2 revient avec une mission claire : corriger tous les défauts de la première, sans renier son identité.

Sur le papier, la recette est convaincante : boîtier plus fin, écran plus grand et beaucoup plus lumineux, batterie 35 % plus grande, puce Snapdragon, certification plongée. Mais à 749 € en Europe, le ticket d’entrée est élevé — d’autant que la Galaxy Watch 9 classique, deux fois moins chère, propose un logiciel quasi identique.

Disponible en une seule taille (47 mm) et deux coloris (Titanium Silver et Titanium Grey), la Watch Ultra 2 mérite-t-elle son statut d’exception ? Verdict après plusieurs semaines de test.

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Design et confort : le titane enfin bien exploité

Samsung n’a pas réinventé l’apparence de sa montre : on retrouve le boîtier titane en forme de coussin (« squircle », un carré aux angles arrondis) et l’écran circulaire qui la distinguent de la gamme Galaxy Watch classique. Le choix était le bon, et l’affiner plutôt que repartir de zéro est judicieux. Les transitions entre écran, lunette et boîtier sont plus douces, les boutons redessinés apportent une touche plus premium, et l’ensemble paraît moins massif et industriel qu’auparavant.

La vraie prouesse d’ingénierie ne saute pas aux yeux sur les photos : Samsung a réussi à rendre le boîtier environ 12 % plus fin tout en logeant une batterie 35 % plus grande. La différence se sent dès qu’on met la montre au poignet — elle bouge moins pendant l’effort et se porte enfin confortablement toute la nuit, ce qui rend le suivi du sommeil bien plus pratique.

Curieusement, elle n’est pas plus légère (61,5 g, soit environ 1 g de plus que la première), mais le nouveau bracelet Marine (26 % plus léger, plus souple et ventilé) rééquilibre parfaitement le ressenti.

Enfin une certification pour la plongée

Le boîtier est en titane avec verre saphir, certifié 10 ATM, MIL-STD-810H et désormais IP69K (résistance aux jets d’eau haute pression). Surtout, la Watch Ultra 2 corrige le principal manque de sa devancière : elle obtient la certification de plongée EN13319 et peut enregistrer des plongées jusqu’à 40 mètres.

Un léger reproche esthétique : la finition mate de la partie centrale peut évoquer du plastique bon marché, là où l’Apple Watch Ultra affiche un titane plus assumé. Enfin, Samsung conserve son connecteur de bracelet propriétaire : les sangles standard ne sont pas compatibles.

Deux coloris sont proposés, Titane Argent et Titane Gris, tous deux livrés avec le bracelet Sport Extrême ou le Marine Band selon la version. Le bouton d’action rouge, caractéristique de la gamme Ultra, reste en place et peut être personnalisé pour déclencher un exercice, une lampe torche ou une sirène de sécurité. Ces retouches passent presque inaperçues à première vue.

Boutons et navigation

La montre conserve trois boutons — un de plus que les Galaxy Watch classiques. Le bouton du haut ramène au cadran, celui du bas fait office de retour, et le fameux Quick Button orange (personnalisable) permet de lancer instantanément un entraînement, une app, la lampe torche ou une autre action.

En salle, pouvoir démarrer une séance de musculation d’une pression plutôt qu’en fouillant dans Samsung Health change concrètement l’expérience. Un appui long déclenche une sirène d’urgence très puissante, utile en randonnée.

La lunette ne tourne pas physiquement (contrairement aux Galaxy Watch Classic), mais glisser le doigt sur son pourtour fait défiler les menus avec un retour haptique satisfaisant. Plusieurs testeurs regrettent néanmoins l’absence d’une vraie lunette rotative ou d’une couronne : un contrôle physique serait plus pratique avec des mains mouillées, des gants, ou sous l’eau.

Écran : une luminosité qui change tout

L’écran est l’une des plus belles améliorations de cette génération. La dalle Super AMOLED de 1,52 pouce (480 × 480) grimpe à une luminosité maximale annoncée de 5 000 nits — contre 3 000 sur la première Watch Ultra. Samsung revendique le titre d’« écran de montre le plus lumineux au monde », et pour une fois le chiffre se traduit dans les faits : même en plein soleil d’été, l’affichage reste parfaitement lisible sous tous les angles.

C’est précisément ce que l’on attend d’une montre pensée pour la course, le vélo ou la randonnée, où l’on ne veut pas s’arrêter pour abriter l’écran de la main. La légère augmentation de taille (1,52 » contre 1,50 ») permet aussi d’afficher davantage d’informations sans surcharger l’interface — météo, fréquence cardiaque, batterie, activité peuvent cohabiter sur un même cadran. Couleurs éclatantes, contraste excellent, texte net : protégé par le verre saphir et la lunette titane surélevée, l’écran n’a pris aucune rayure durant nos semaines de test.

Le mode nuit (cadran rouge selon la lumière ambiante) est de retour, même si l’on regrette de ne pas pouvoir en régler la luminosité séparément.

Samsung Galaxy Watch Ultra 2 : Santé et sport

Le capteur BioActive reprend l’ensemble des mesures habituelles : fréquence cardiaque, SpO2, température cutanée, composition corporelle, sommeil (avec détection d’apnées), Energy Score et suivi d’activité détaillé. L’ECG et la tension artérielle sont disponibles dans les marchés compatibles — mais uniquement avec un smartphone Galaxy et l’app Samsung Health Monitor.

La grande nouveauté sportive est le mode Trail Run, avec affichage en temps réel de l’altitude, de la pente et du dénivelé cumulé. On peut importer des itinéraires GPX (y compris depuis Strava ou AllTrails) et bénéficier d’une navigation virage par virage — précieuse pour ne pas se perdre en montagne. La montre exploite même son IA embarquée pour croiser fréquence cardiaque, allure, température cutanée et composition corporelle et proposer un guidage d’hydratation en direct, une première sur une montre connectée.

Le mode plongée (certification EN13319) enregistre profondeur, température de l’eau et durée d’immersion ; un partenariat avec le spécialiste Mares ajoutera vitesses de remontée et données de décompression.

Le suivi général est fiable, avec une précision GPS et cardio globalement au niveau des meilleures montres multisports et détection automatique d’activité efficace. Deux réserves toutefois : certaines fonctions santé « expérimentales » (mesure d’antioxydants nécessitant de retirer la montre, indice AGES diététique) restent nébuleuses et peu convaincantes.

Course à pied et trail : le vrai terrain de jeu de la Ultra 2

Comme mentionné ci-dessus, le mode Trail Run est l’ajout le plus substantiel du cru 2026 : il agrège en un seul écran le dénivelé parcouru, la progression de l’ascension et l’impact du terrain sur l’allure, avec la possibilité de précharger un itinéraire — y compris hors des sentiers balisés — et d’afficher un temps d’arrivée estimé.

La fonction Nutrition Alert, qui s’appuie sur le suivi de la perte sudorale déjà présent sur la gamme, ajoute des rappels d’hydratation réguliers, précieux sur une sortie de plusieurs heures. Rien d’inédit dans l’absolu — Garmin propose des outils comparables depuis plusieurs générations — mais Samsung les réunit ici dans une interface plus lisible que par le passé.

Sur le terrain, la précision du GPS double fréquence se confirme : sur un test de 5 km en sous-bois, la trace est restée quasiment sans dérive, avec un écart de moins de 50 mètres par rapport à une montre Garmin double bande utilisée comme référence. L’écart avec un GPS mono-fréquence classique se creuse surtout en milieu urbain dense ou sous couvert forestier ; sur piste ou route dégagée, la différence devient marginale. Côté fréquence cardiaque, les premières minutes de course montrent parfois un léger décalage, mais les mesures rejoignent celles d’une ceinture Polar H10 après un quart d’heure d’effort.

J’ai profité du Grand Raid des Pyrénées cet été pour soumettre la Galaxy Watch Ultra 2 à un vrai test d’endurance en conditions réelles : près de 8 heures de trail en montagne, en pleine chaleur estivale. C’est exactement le type d’effort pour lequel cette montre a été conçue, et l’écran 5 000 nits y a fait toute la différence — parfaitement lisible d’un coup d’œil en plein soleil, sans jamais avoir à ralentir ou à s’abriter la main. Le mode Trail Run, avec son affichage du dénivelé en temps réel et son guidage d’hydratation, prend tout son sens sur ce genre de format long : les rappels de boire au fil des heures se sont révélés bienvenus sous la canicule.

Une mise à l’épreuve grandeur nature qui confirme le positionnement outdoor assumé de la montre.

Logiciel : Wear OS avec One UI Watch

La Watch Ultra 2 tourne sous One UI 9 Watch (basé sur Wear OS 7), avec un engagement de cinq mises à jour majeures et cinq ans de correctifs de sécurité. Le logiciel reste le grand atout de Samsung face aux montres de sport pures : accès complet au Play Store et aux applications populaires (Google Maps, Wallet, Spotify, Gmail, YouTube Music). Google Maps au poignet, avec vibration avant chaque virage, permet de laisser le téléphone dans la poche.

Samsung abandonne ses puces Exynos maison au profit du Snapdragon Wear Elite de Qualcomm (2 Go de RAM, 64 Go de stockage), pour un gain annoncé de 30 % côté CPU et près de 20 % côté GPU. En pratique, l’interface est fluide et réactive, le multitâche excellent — on jongle entre messagerie, calendrier et suivi d’entraînement sans perdre de progression.

La nouveauté logicielle est Gemini Raise to Talk : lever le poignet et parler pour activer l’assistant, sans mot-clé ni bouton. Quand ça marche, c’est naturel — la montre distingue bien un simple coup d’œil d’une réelle intention de parler. Mais plusieurs testeurs relèvent un fonctionnement inconstant : le geste échoue parfois sans raison, obligeant à revenir au bouton ou au « OK Google ». Une fonction prometteuse, mais visiblement livrée avant maturité.

Le principal grief logiciel est ailleurs, et il est de taille : trop de fonctionnalités sont arbitrairement réservées aux possesseurs de smartphones Galaxy (plusieurs mesures cardiaques avancées, ECG, tension). Sur une montre Android censée célébrer l’interopérabilité entre marques, ce cloisonnement est difficilement justifiable et pénalise les utilisateurs d’autres téléphones Android.

Autonomie : le vrai bond en avant

Samsung a nettement musclé sa batterie : 800 mAh, soit 35 % de plus que les 590 mAh de la première Watch Ultra — et ce, dans un boîtier plus fin. La marque annonce jusqu’à 60 heures avec l’Always-On Display activé. En test, avec l’AOD actif en journée (coupé la nuit) et plusieurs séances de sport enregistrées, la montre a tenu entre 48 et 50 heures, soit deux journées complètes d’usage réaliste sans rogner sur les fonctionnalités. On peut ainsi la recharger un soir sur deux et porter la montre la nuit sans dilemme.

C’est mieux que la Pixel Watch 5 et l’Apple Watch Ultra 3, ce qui en fait la championne d’autonomie du monde Wear OS grand public — même si les montres GPS Garmin tiennent toujours des semaines.

Car le vrai point noir persiste : la recharge est lente. Comptez 40 % en 30 minutes, mais près d’1 h 45 pour une charge complète — beaucoup trop pour une montre premium à ce tarif. Pire, la recharge sans fil Qi standard n’est pas supportée : il faut impérativement le palet magnétique propriétaire de Samsung. 

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Notre notation détaillée

Design et confort

Titane, saphir, IP69K, plongée 40 m, boîtier 12 % plus fin, bracelet Marine excellent. Confort transformé, mais finition centrale discutable et connecteur propriétaire.

8,5
Écran

Luminosité record, lisible en plein soleil même en altitude.

9,5
Autonomie

Deux à trois jours en usage réel, recharge rapide très efficace.

8,5
Suivi sport et santé

GPS double fréquence précis, suite santé complète sans abonnement.

8,5
Logiciel (Wear OS)

Fluide, mais notifications et assistant vocal encore perfectibles.

7,5
Rapport qualité-prix

Tarif élevé qui cible avant tout les pratiquants outdoor.

7,0

Fiche technique

Fiche technique
Écran 1,52" Super AMOLED, jusqu'à 5000 nits
Boîtier Titane grade 4, 47 mm, 10,7 mm d'épaisseur
Poids 61,5 g (boîtier seul)
Processeur Qualcomm Snapdragon Wear Elite (3 nm)
Mémoire 2 Go de RAM, 64 Go de stockage
Batterie 800 mAh, charge rapide 40 % en 30 min
Autonomie annoncée Jusqu'à 60 h (2 à 3 jours en usage mixte)
Étanchéité 10 ATM, IP69K, certifiée plongée EN13319 (40 m)
Robustesse MIL-STD-810H
Capteurs santé BioActive : FC, SpO2, ECG, tension¹, température cutanée
Localisation GPS double fréquence L1+L5, GLONASS, Galileo, BeiDou
Fonctions trail Mode Trail Run : dénivelé et progression d'ascension, itinéraire préchargé, temps d'arrivée estimé, alerte hydratation (Nutrition Alert)
Connectivité Bluetooth 6.0, Wi-Fi, NFC, LTE/eSIM
Système Wear OS avec One UI Watch
Coloris Titane Argent, Titane Gris
Prix de lancement 749 €
Le verdict

« Excellent » — une ultra enfin aboutie

La Galaxy Watch Ultra 2 est la montre que la première aurait dû être. Elle conserve la construction titane, le suivi santé exhaustif, la connectivité LTE et le logiciel Wear OS qui faisaient l’attrait du modèle original, tout en corrigeant les points qui gâchaient le quotidien : boîtier plus fin et bracelet plus léger la rendent bien plus confortable, l’écran 5 000 nits est superbe en extérieur, l’autonomie de deux jours est fiable, et le Snapdragon Wear Elite assure une fluidité irréprochable.

Le mode Trail Run, la plongée certifiée et les analyses santé approfondies en font la meilleure montre Wear OS pour les profils outdoor et aventuriers.

Reste un positionnement tarifaire élevé, qui cible avant tout les pratiquants prêts à investir dans une montre robuste, endurante et précise en GPS, plutôt qu’un simple compagnon de notifications au poignet. De plus, le cloisonnement de trop nombreuses fonctions aux seuls smartphones Galaxy est un non-sens sur un appareil Android.

8,6
sur 10
Comment nous avons testé

Critères évalués

  • Design et confort
  • Écran
  • Autonomie
  • Suivi sport et santé
  • Logiciel (Wear OS)
  • Rapport qualité-prix
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Pour & contre — le bilan

Pour On a aimé

  • Écran parmi les plus lumineux du marché (5000 nits)
  • Autonomie enfin dans la moyenne haute (2 à 3 jours)
  • Boîtier en titane plus confortable que la première Ultra
  • Suivi santé complet, sans abonnement payant
  • Charge rapide efficace (40 % en 30 minutes)
  • Certification plongée et robustesse militaire
  • Mode Trail Run complet : dénivelé, itinéraire préchargé, alertes d'hydratation

Contre On a moins aimé

  • Tarif élevé (749 €)
  • ECG et tension limités aux smartphones Samsung
  • Charge complète assez longue (environ 1h45)
  • Pas de charge Qi standard, chargeur propriétaire
  • Boîtier 47 mm peu adapté aux petits poignets

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