Oura enrichit les capacités sportives de ses bagues connectées avec deux nouvelles métriques : Cardio Effort et VO₂ max. L’objectif est d’aider les utilisateurs à mieux comprendre l’intensité de leurs entraînements, leur impact sur le système cardiovasculaire et l’évolution de leur condition physique sur la durée.
Jusqu’ici, le suivi des séances reposait notamment sur leur durée et les zones de fréquence cardiaque. Ces nouveaux indicateurs doivent apporter une lecture plus complète de l’activité physique, en tenant compte à la fois de l’effort fourni pendant une séance et de ses effets cumulés au fil des semaines.
Cette évolution intervient alors que la concurrence se renforce sur le marché des bagues connectées, avec des acteurs comme RingConn et Ultrahuman qui cherchent à gagner du terrain face à Oura. L’amélioration du suivi sportif constitue donc aussi un moyen pour la marque de différencier son écosystème.
Cardio Effort : mesurer l’impact réel des entraînements
La fonctionnalité Cardio Effort évalue la sollicitation du système cardiovasculaire pendant une séance. Plutôt que de se limiter au nombre de minutes d’activité, elle prend en compte l’intensité et la durée de l’effort. Selon Oura, une séance courte et intense peut ainsi obtenir un score comparable à celui d’un entraînement plus long, mais moins exigeant.
La métrique repose sur deux indicateurs complémentaires. Workout Cardio Effort mesure l’impact d’une séance individuelle, tandis que Weekly Cardio Effort additionne les efforts sur une semaine afin de donner une vision plus globale de la charge d’entraînement.

Le bilan hebdomadaire classe le niveau d’effort dans cinq catégories : « Light », « Fair », « Maintaining », « Building » et « Reaching ». Ces niveaux permettent de visualiser si l’activité récente correspond à un effort léger, contribue au maintien de la condition physique ou s’inscrit dans une progression plus soutenue.
Pour effectuer ses calculs, Oura compare les périodes de fréquence cardiaque élevée à la fréquence cardiaque au repos habituelle de chaque utilisateur. L’entreprise explique ainsi éviter certaines variations liées aux estimations de la fréquence cardiaque maximale. Les seuils hebdomadaires sont ensuite personnalisés en fonction des habitudes d’activité récentes.
Cardio Effort est déployé sur les Oura Ring Gen3 et les modèles ultérieurs.
VO₂ max : une estimation de la condition physique à long terme
La seconde nouveauté concerne la VO₂ max, un indicateur qui estime la capacité de l’organisme à utiliser l’oxygène pendant l’exercice. Il reflète le fonctionnement coordonné du cœur, des poumons et des muscles, et permet de suivre une dimension plus durable de la condition physique que la seule intensité d’une séance.
Jusqu’à présent, une mesure de référence de la VO₂ max nécessitait généralement un test en laboratoire, tandis que des méthodes plus accessibles pouvaient s’appuyer sur un test de marche de six minutes. Oura propose désormais une estimation passive à partir d’entraînements compatibles utilisant le GPS.

Après cinq activités admissibles, l’utilisateur reçoit une première estimation. Celle-ci est exprimée en ml/kg/min et accessible depuis le Heart Hub, dans la section My Health. L’application affiche également une catégorie de condition physique — « Low », « Fair », « High » ou « Peak » —, l’évolution de l’estimation dans le temps et la date de sa dernière mise à jour.
Oura prévoit aussi des informations complémentaires pour signaler les changements significatifs ou, au contraire, une estimation qui reste stable. Il s’agit toutefois d’une estimation issue des données d’activité, et non d’une mesure réalisée dans un laboratoire.
Cette fonction est lancée dans Oura Labs, l’espace consacré aux fonctionnalités expérimentales de la marque. Elle est destinée aux utilisateurs équipés d’une Oura Ring Gen3 ou d’un modèle plus récent.
Deux indicateurs complémentaires pour mieux gérer l’effort
Cardio Effort et VO₂ max répondent à deux questions différentes. La première mesure la sollicitation cardiovasculaire liée aux séances récentes, tandis que la seconde donne une indication de l’évolution de la condition physique sur le long terme. Ensemble, ces données doivent aider les utilisateurs à mieux interpréter leurs entraînements et leur régularité.
Leur intérêt dépendra néanmoins de la manière dont elles sont intégrées au suivi quotidien et de la pertinence des estimations individuelles. Avec ces nouveautés, Oura cherche à faire de sa bague autre chose qu’un outil de suivi du sommeil et de la récupération, en renforçant son rôle dans le suivi de l’activité physique.