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OpenAI confie ses infrastructures à un ancien cadre de xAI et réorganise sa direction

Décryptage

OpenAI confie ses infrastructures à un ancien cadre de xAI et réorganise sa direction

OpenAI regroupe ses activités de calcul et d’infrastructure sous la responsabilité d’Uday Ruddarraju, un ancien dirigeant de xAI, l’entreprise d’intelligence artificielle fondée par Elon Musk. Ce changement de gouvernance intervient alors que le groupe poursuit ses investissements massifs dans les centres de données nécessaires à l’entraînement et au fonctionnement de ses modèles.

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Selon Bloomberg, qui a révélé l’information le 14 octobre, Sachin Katti, jusqu’ici chargé de superviser ces activités, quittera ses fonctions dans les prochaines semaines. Il restera toutefois conseiller auprès de l’entreprise, tandis que les responsables opérationnels qui travaillaient sous son autorité conserveront leurs postes.

Cette réorganisation place une seule personne à la tête des activités de calcul et d’infrastructure d’OpenAI. Elle intervient alors que l’entreprise doit coordonner des projets énergétiques et informatiques de très grande ampleur, notamment dans le cadre de son initiative Stargate.

Uday Ruddarraju, de xAI à la direction des infrastructures d’OpenAI

Uday Ruddarraju a rejoint OpenAI en juillet 2025. Il a été nommé directeur technique chargé du calcul (Chief Technology Officer for Compute) en juillet 2026, avant de récupérer la responsabilité plus large des infrastructures et des capacités de calcul.

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Avant son arrivée chez OpenAI, il travaillait chez xAI, où il avait participé à la gestion des infrastructures nécessaires à l’entraînement de GrokGrok est l'assistant IA de xAI — désormais réuni avec SpaceX et X au sein de SpaceXAI — un agent conversationnel connecté en temps réel au réseau X, au ton volontairement direct et provocateur. Lire la fiche 3 sur un ensemble de 100 000 GPU. Cette expérience constitue un atout alors qu’OpenAI cherche à développer rapidement ses capacités de calcul pour soutenir ses modèles d’IA.

Ruddarraju a salué le travail accompli par son prédécesseur, notamment dans la gestion des partenariats commerciaux. Il estime que la transition devrait se dérouler sans difficulté, tout en indiquant qu’il devra désormais consacrer davantage de temps aux relations commerciales.

Cette nomination permet également de mettre un nom sur un recrutement qu’OpenAI avait laissé dans le flou en août. À l’époque, après le départ de Chris Malone, responsable des centres de données, l’entreprise avait confirmé avoir recruté un directeur technique chargé du calcul, sans révéler son identité. Il s’agissait de Ruddarraju.

Sachin Katti quitte son poste après avoir piloté des projets majeurs

Arrivé chez OpenAI à la fin de l’année 2025 en provenance d’Intel, où il occupait les fonctions de directeur technique et responsable de l’IA, Sachin Katti avait pris en charge une partie importante du programme d’infrastructures du groupe. Il avait notamment supervisé le projet de centre de données de 30 milliards de dollars en Géorgie, présenté comme le premier site conçu et dirigé directement par OpenAI.

Katti avait également piloté un projet de 8 gigawatts dans l’Ohio, mené avec SB Energy et Nvidia. Selon des informations rapportées par Axios à partir d’un document réglementaire, Nvidia a garanti jusqu’à 105 milliards de dollars de paiements liés aux contrats de location et à l’approvisionnement électrique associés à ce projet.

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Dans sa déclaration à Bloomberg, Katti s’est dit fier des réalisations de son équipe et a exprimé sa confiance envers Ruddarraju. Il prévoit désormais de se consacrer à la construction d’un nouveau projet, sans que ses prochaines responsabilités aient été précisées.

Son départ s’inscrit dans une série de changements au sein de l’organisation chargée des infrastructures d’OpenAI. Peter Hoeschele, qui avait joué un rôle important dans Stargate, a notamment rejoint Meta plus tôt en 2026, accompagné de deux collègues, Keith Heyde et Shamez Hemani, selon les informations rapportées par Data Center Dynamics.

GPT-Infra passe sous la responsabilité du patron des puces

La réorganisation concerne également GPT-Infra, une initiative lancée en juillet et supervisée par Katti. Elle utilise les modèles d’OpenAI pour des tâches d’ingénierie complexes, notamment la conception de semi-conducteurs.

Cette activité sera désormais confiée à Richard Ho, responsable de la division consacrée aux puces chez OpenAI. Ce transfert intervient alors que Ho a récemment exprimé des réserves sur la fiabilité des modifications de conception proposées par les modèles d’IA, soulignant que leur utilisation dans le développement matériel nécessite encore une supervision attentive.

La séparation entre les infrastructures de calcul et les activités liées à la conception des puces clarifie les responsabilités au sein du groupe. Elle intervient dans un contexte où OpenAI cherche à maîtriser une part croissante de sa chaîne technologique, depuis les modèles jusqu’aux équipements nécessaires à leur entraînement.

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Stargate reste largement concentré aux États-Unis

Le défi qui attend Ruddarraju est considérable. Les projets annoncés par OpenAI sont principalement situés aux États-Unis, où l’entreprise développe des capacités de calcul à une échelle difficile à reproduire rapidement dans d’autres régions.

Le Royaume-Uni en fournit un exemple. En avril 2026, OpenAI a suspendu son projet Stargate britannique, invoquant notamment des prix de l’électricité supérieurs à quatre fois ceux pratiqués aux États-Unis, ainsi que des incertitudes persistantes sur les règles relatives au droit d’auteur. Le gouvernement britannique a regretté cette décision.

Le Guardian a ensuite rapporté qu’OpenAI ne s’était jamais rendu sur le site du nord-est de l’Angleterre annoncé pour le projet. Cet épisode illustre les difficultés à concrétiser les ambitions européennes du groupe, malgré les annonces initiales.

En Europe, le principal site annoncé par OpenAI reste un centre de données de 230 mégawatts en Norvège, dévoilé en juillet 2025. À titre de comparaison, le projet de l’Ohio, avec ses 8 gigawatts de capacité annoncée, représente une échelle environ 35 fois supérieure.

Une facture de calcul qui se chiffre en centaines de milliards

Cette concentration géographique intervient alors que les besoins financiers d’OpenAI continuent de croître. Les projections présentées aux investisseurs font état d’une facture cumulée de 856 milliards de dollars liée au calcul, selon les chiffres rapportés par The Next Web.

Une part importante de ces dépenses devrait être engagée aux États-Unis, où l’entreprise peut s’appuyer sur des projets de grande ampleur et sur des partenariats industriels avec des acteurs comme Nvidia. La disponibilité de l’électricité, les délais de construction et les accords de financement pèseront donc autant que les performances des puces dans la réalisation de cette stratégie.

En confiant l’ensemble des infrastructures et du calcul à Uday Ruddarraju, OpenAI cherche à simplifier sa gouvernance au moment où ses ambitions exigent une coordination toujours plus étroite entre centres de données, approvisionnement énergétique et matériel spécialisé. La réussite de cette nouvelle organisation dépendra autant de sa capacité à concrétiser les projets américains que de sa faculté à diversifier, à terme, ses implantations internationales.

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