OpenAI veut faire de Codex bien plus qu’un agent de programmation installé sur l’ordinateur du développeur. Lors de son DevDay 2026, l’entreprise a présenté une série de nouveautés destinées à permettre à Codex de travailler depuis pratiquement n’importe où, avec notamment des environnements de développement cloud réutilisables.
L’objectif est de ne plus considérer chaque tâche distante comme un simple bac à sable temporaire. Ces environnements peuvent désormais conserver une configuration, des permissions et des paramètres approuvés, afin de servir de véritable espace de travail partagé pour les équipes.
Codex peut désormais travailler depuis n’importe où
Codex était déjà capable de lancer des tâches dans le cloud. OpenAI veut maintenant rendre ces environnements persistants et configurables, plutôt que de créer un nouvel environnement isolé à chaque tâche.
Un développeur pourra ainsi lancer et piloter Codex depuis son ordinateur, mais aussi à distance depuis son smartphone ou directement dans le cloud. Les environnements réutilisables doivent également permettre aux nouvelles tâches de démarrer plus rapidement.
Pour les équipes, l’intérêt est également de disposer d’un espace commun avec des réglages et des autorisations prédéfinis. Cela peut faciliter l’adoption de Codex dans des projets où plusieurs développeurs doivent travailler avec les mêmes contraintes techniques et de sécurité.
Le terminal Codex devient plus pratique
OpenAI profite également de cette mise à jour pour revoir le Codex CLI. L’une des nouveautés les plus visibles est la possibilité de lancer et diriger des tâches à la voix. Une nouvelle vue/agents doit également faciliter la délégation de plusieurs missions et le suivi de leur progression en parallèle.

L’interface du terminal a par ailleurs été repensée pour être plus lisible lors des longues sessions. OpenAI annonce aussi des améliorations concernant l’édition des prompts, la reprise des sessions et l’utilisation des worktrees.
L’objectif est de rendre Codex plus confortable lorsque plusieurs tâches sont exécutées simultanément, plutôt que de limiter son utilisation à une succession de commandes courtes.
Codex arrive dans la revue de code de ChatGPT
Autre nouveauté importante : Codex peut désormais être utilisé dans une nouvelle expérience de revue de code intégrée à l’application de bureau ChatGPT. Les développeurs peuvent consulter des résumés, examiner les modifications apportées au code et interroger Codex sur d’éventuels problèmes avant de transmettre leurs commentaires sur des pull requests GitHub ou des merge requests GitLab.

OpenAI ajoute également des revues automatiques. Codex peut effectuer une première analyse pendant que le développeur n’est plus devant son ordinateur, afin de faire remonter les problèmes potentiels à son retour.
Cette approche rapproche encore davantage Codex d’un membre virtuel de l’équipe de développement capable de travailler en arrière-plan.
Codex Security Cloud s’attaque à la sécurité des infrastructures
OpenAI présente également Codex Security Cloud, un ensemble d’outils destiné à identifier et corriger des problèmes de sécurité dans les infrastructures. Les développeurs pourront analyser des dépôts GitHub complets à la demande, selon un calendrier défini ou automatiquement lors de l’arrivée de nouveaux commits. Codex pourra ensuite examiner les résultats, supprimer les doublons et préparer des correctifs directement dans le cloud.

L’intérêt est ici de pouvoir poursuivre ces opérations même lorsque le développeur n’est pas connecté et que son ordinateur est éteint.
OpenAI indique par ailleurs que cette offre donne accès aux modèles issus de son initiative de cybersécurité Daybreak Blue, sans nécessiter de demande séparée.
De nouvelles briques pour les agents dans l’API
Les annonces ne se limitent pas à Codex. OpenAI dévoile également une Decisions API, conçue pour prendre des décisions en temps réel à partir d’un ensemble de questions et de réponses prédéfinies. L’API utilise Luna pour déterminer la réponse à apporter selon les critères définis par le développeur.

L’entreprise met aussi à jour son Agents API, avec notamment la prise en charge de l’utilisation d’un ordinateur. Les développeurs pourront également utiliser les Bedrock Managed Agents d’Amazon pour construire des agents OpenAI exécutés entièrement sur AWS.
Cette dernière évolution est particulièrement intéressante pour les entreprises qui souhaitent conserver leurs agents dans leur infrastructure cloud existante.
Codex devient progressivement une infrastructure de développement
Avec ces annonces, OpenAI élargit clairement le rôle de Codex. L’outil ne se limite plus à générer ou modifier du code à la demande : il peut désormais travailler dans des environnements persistants, gérer plusieurs tâches, effectuer des revues, analyser la sécurité et préparer des correctifs en arrière-plan.
La logique est finalement similaire à celle qui se dessine autour des agents IA : déplacer une partie du travail hors de l’ordinateur du développeur et permettre à l’agent de poursuivre ses missions de manière autonome.
Pour OpenAI, Codex devient ainsi moins un simple outil de programmation qu’une couche d’infrastructure capable d’orchestrer une partie du cycle de développement logiciel.