Sam Altman veut ralentir le développement de l’IA sans attendre le Congrès
- OpenAI envisage de rythmer la progression de ses modèles d'avant-garde pour laisser le temps aux mesures de sécurité de s'adapter.
- Sam Altman soutient l'instauration d'un cadre fédéral pour fixer des exigences de sécurité communes à l'ensemble du secteur.
- La mise en place de dossiers de sécurité et d'audits indépendants avant les entraînements majeurs.
OpenAI est prêt à ralentir le développement de ses modèles d’IA les plus avancés sans attendre l’adoption de nouvelles lois aux États-Unis. Sam Altman défend désormais une approche consistant à « rythmer » la progression des modèles frontières lorsque les mécanismes de sécurité ne suivent plus suffisamment vite.
Le patron d’OpenAI soutient la création d’un cadre fédéral imposant des exigences de sécurité communes aux développeurs d’IA de pointe, mais estime que les entreprises peuvent commencer à agir avant l’intervention du Congrès.
OpenAI affirme notamment rédiger désormais des « dossiers de sécurité » avant les entraînements susceptibles d’augmenter significativement les capacités de ses modèles. L’entreprise souhaite également développer des standards communs concernant l’alignement et la surveillance des systèmes, ainsi que recourir davantage à des auditeurs indépendants.
The world deserves confidence that American companies developing increasingly capable AI will act responsibly, especially as the trajectory of progress has steepened. Every frontier lab must deliver on this, and there is no reason any of us should come to work if we cannot.
We…
— Sam Altman (@sama) September 14, 2026
Sam Altman insiste toutefois sur une distinction : ralentir ne signifie pas arrêter. Le développement de modèles toujours plus puissants doit continuer, mais potentiellement moins rapidement lorsque les mesures nécessaires pour contrôler leurs nouvelles capacités ne sont pas encore suffisantes.
Cette position intervient alors que plusieurs dirigeants de l’industrie, dont Dario Amodei chez Anthropic, appellent à mieux coordonner le développement des modèles frontières.
Altman identifie notamment deux risques majeurs : perdre le contrôle de systèmes d’IA extrêmement avancés, mais aussi concentrer trop de pouvoir entre les mains d’une entreprise, d’un individu ou d’un État disposant d’une IA nettement supérieure aux autres.
OpenAI défend ainsi une combinaison de mesures volontaires prises immédiatement par les laboratoires et de règles communes imposées à terme par les pouvoirs publics, tout en refusant l’idée d’un arrêt complet du développement de l’IA.