Google négocie avec Bruxelles pour éviter de nouvelles sanctions liées au DMA
- Google discute avec la Commission européenne suite à une amende de 890 millions d'euros.
- La sanction concerne les services de recherche et les restrictions imposées sur Google Play.
- Bruxelles examine les modifications apportées par l'entreprise pour se conformer au DMA.
Google discute avec la Commission européenne des mesures à prendre après une amende de 890 millions d’euros infligée en juillet pour des violations du Digital Markets Act (DMA). Bruxelles a confirmé mercredi 14 octobre l’existence de ces échanges, tout en précisant qu’aucune conclusion n’avait encore été arrêtée.
La sanction se décompose en deux volets. Le premier, de 460 millions d’euros, concerne la manière dont Google met en avant ses propres services de comparaison dans les résultats de recherche, notamment dans les domaines du shopping, des hôtels, des transports et du sport. Le second, de 430 millions d’euros, sanctionne les restrictions imposées aux développeurs d’applications, qui ne pouvaient pas librement orienter les utilisateurs vers des offres moins chères en dehors de Google Play.
La Commission avait demandé à Google de corriger ces pratiques dans un délai de 60 jours. En cas de non-respect, l’entreprise s’exposait à des astreintes pouvant atteindre 5 % de son chiffre d’affaires mondial quotidien moyen.
Google a commencé à modifier ses services
Selon la Commission, Google a engagé des changements dans l’affichage des résultats de recherche. L’entreprise a également annoncé, et partiellement mis en œuvre, des modifications de sa grille tarifaire sur Google Play.
Toutefois, Bruxelles entend examiner attentivement ces ajustements avant de déterminer s’ils répondent aux exigences du DMA. L’évaluation inclura des échanges avec les entreprises concernées et d’autres acteurs du marché. « Nous sommes actuellement en dialogue avec Google », a indiqué Thomas Regnier, porte-parole de la Commission, selon Reuters, sans préjuger de l’issue des discussions.
Google avait vivement contesté la décision de juillet. Kent Walker, son président chargé des affaires internationales, estimait que les nouvelles obligations risquaient de dégrader certaines fonctionnalités de recherche en temps réel, notamment l’affichage des prix des hôtels et des vols. Il avait dénoncé une décision qui, selon lui, ne relevait pas d’une concurrence équitable.
La première amende pour Google
Cette amende constituait la première sanction infligée à Google au titre du DMA. L’entreprise reste néanmoins concernée par d’autres procédures européennes. Plus tôt en 2026, elle avait notamment proposé des modifications de son classement des actualités dans les résultats de recherche afin de tenter de régler une enquête distincte.
L’enjeu dépasse donc le montant de l’amende : Bruxelles cherche à vérifier que les changements apportés par Google ouvrent réellement ses services à la concurrence, conformément aux obligations imposées aux grandes plateformes numériques.