Kim Dotcom, le fondateur de Megaupload libéré sous caution

L’information vient de tomber sur différents articles de blogs, ou de journaux, comme vous pouvez le voir sur Google Actualité. Alors que la semaine dernière, le développeur de Megaupload, Bram van der Kolk, a été libéré sous caution avec l’interdiction d’utiliser le Web jusqu’au procès, nous venons d’avoir des nouvelles concernant les employés de Megaupload arrêtés.

Pour rappel, sur les 30 employés de la société répartis dans neuf pays, 7 avaient été arrêtés par le FBI, dont Kim Dotcom, connu sous le nom de Kim Schmitz, le PDG de Megaupload. Effectivement, le FBI avait lancé l’assaut à l’intérieur de son manoir à Auckland, récupérant par la même occasion 30 millions de dollars dans un coffre-fort.

En effet, comme le rapporte TNW, il semblerait que tous ceux qui ont été arrêtés au cours de l’affaire Megaupload le mois dernier en Nouvelle-Zélande, ont été libérés sous caution.
Ainsi, le fondateur de Megaupload, Kim Dotcom, ne serait pas en fuite, comme certains journaux l’indiquaient, mais a été remis en liberté sous caution par la justice néo-zélandaise, alors que les États-Unis demandaient son extradition.

Kim Dotcom, le fondateur de Megaupload libéré sous caution

Il est accusé d’avoir été à la tête d’un groupe qui a accumulé 175 millions de dollars depuis 2005 en copiant et distribuant illégalement de la musique, des films et autres œuvres protégées par droit d’auteur.

Pour le moment nous ne savons pas grand chose des détails de cette libération, mais il parait évident qu’il soit libéré dans des conditions similaires au développeur cité ci-dessus, c’est-à-dire de ne pas utiliser Internet pendant un moment. Comment est-ce possible ? Comment contrôler ? Voilà une question que je me pose et qui est, selon moi, impossible.
De plus, il va devoir résider dans sa propriété de Coatesville, et il n’a pas le droit de s’éloigner à plus de 80 km de sa propriété, selon le NZ Herald, un quotidien néo-zélandais.

Kim et trois de ses associés sont en attente de savoir si les États-Unis peuvent obtenir ce qu’ils souhaitent, c’est-à-dire de les faire extrader aux pays pour faire face aux différentes accusations : conspiration de racket, de blanchiment d’argent, de violation de copyright et contrefaçon sur le Web.

Lorsque Megaupload a été fermé et que quatre de ses employés ont été arrêtés en Nouvelle-Zélande, le ministère de la Justice Américaine a déclaré :

This action is among the largest criminal copyright cases ever brought by the United States and directly targets the misuse of a public content storage and distribution site to commit and facilitate intellectual property crime.

Reste à savoir si le PDG et ses associés à la tête d’une des « grandes affaires de violation de droits d’auteur jamais traitées aux États-Unis » qui ne sont pas poursuivis en Nouvelle-Zélande, le seront par la justice américaine…